R.E.C.

Radio Esiea Club

A COUTEAUX TIRES

9 mars 2020


de Rian Johnson

Ce film est relié au genre policier, basé sur de l’investigation et des rebondissements, il se permet tout de même de régaler par le comique de ses situations. Il s’inspire et fait référence à de nombreux polars britanniques, en ajoutant une touche de Rian Johnson, réalisateur aussi de Star Wars IX. D’un sujet aussi sérieux que la mort, le réalisateur en fait un peu plus de 2h de plaisir, de rire et de suspens.

Le film commence très flou, le spectateur est laissé dans la perplexité. On croit comprendre la mort d’un proche de Marta Cabrera, mais sans plus d’information. On apprend par la suite que Marta Cabrera est infirmière privée auprès d’Harlan Thrombey, un célèbre écrivain de polars, et que celui-ci est mort il y a de cela quelques jours, le soir de son 85ème anniversaire. Un détective privé reconnu pour son efficacité se joint à l’enquête sur la demande d’un anonyme. Chaque membre de la famille ment et cache ses intérêts à le voir mort, chacun d’entre eux n’attend que la lecture officielle du testament et de prendre sa part. Mais cela n’est possible qu’une fois l’enquête clôturée.

La mort d’Harlan qui ressemble tout d’abord à un suicide finit par mettre en lumière toute la famille, la domestique incluse. Les suspicions changent quand les membres de la famille comprennent qu’ils n’auront rien et que tout sera donné à Marta. Cette dernière a un problème : elle ne peut pas mentir. En effet, elle peut omettre de dire la vérité ou n’en raconter qu’une partie mais si elle ose mentir, elle vomit. Jusqu’à la dernière minute, le spectateur même en sachant qui est le coupable, si coupable il y a, ne sait pas si le(s) responsable(s) pourront être jugés ou alors si d’autres crimes auront lieu afin de masquer les preuves.

Les éléments que l’on retrouve au début sont tous présents à la fin. Harlan a parlé de certains se laissant vivre et comptant un peu trop sur lui et ses revenus, certains qui n’arriveraient pas à distinguer une arme (couteau) d’un jouet (couteau dont la lame s’enfonce dans le manche, utilisé dans les cirques ou les spectacles comiques). Un de ces fameux couteaux est utilisé et Marta aurait perdu la vie si cela avait été un vrai. De plus, lorsque l’on découvre la maison des Thrombeys, on aperçoit toutes les affaires personnelles d’Harlan, dont une tasse. Sur cette tasse est écrit :
« My house
My coffee
My rules ».

Au début du film ces trois lignes sont visibles. Les Thrombeys ont toujours traités Marta comme la domestique même s’ils la regardaient par pitié. Elle est la seule à avoir été aux côtés d’Harlan pendant des années, la seule à avoir été une amie et une confidente. Ce qui rend comique la fin puisque le sentiment de supériorité est inversé. A la fin du film, Marta surplombe, de la terrasse, les Thrombeys, tasse à la main. Elle boit et révèle une des lignes de la tasse « My house ».

Rédigé par Enzo Boukais

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