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8 mars 2020


de James Gray


À travers le voyage spatial du major Roy McBride, ce n’est pas une épopée de l’espace mais une exploration introspective que nous vivons en tant que spectateur. Le réalisateur, James Gray, a non pas réalisé ici un ‘Interstellar’ ou un ‘Gravity’ mais bien un film sur la psychanalyse de l’Homme et la volonté de celui-ci à toujours vouloir repousser ses limites.

En effet, le trajet mène le major depuis la Terre jusqu’à Neptune dans l’espoir de retrouver son père disparu depuis son enfance et de mettre fin à la cause de surcharges électriques ayant la capacité de réduire notre système solaire à néant. Son père était explorateur et aventurier dans une mission aux confins de notre système afin de découvrir la présence de vie extraterrestre et ce, après avoir été le premier Homme sur de nombreuses planètes. La mission tourne mal et les communications avec SpaceCom (l’équivalent d’une direction interplanétaire) sont perdues.

Le film commence par l’impact d’une surcharge électrique manquant de tuer Roy McBride et se termine par son retour sur Terre. Durant les deux heures de visualisation, Roy McBride, le major agissant froidement et obéissant aveuglément aux ordres, devient Roy McBride, un humain compatissant et se laissant la possibilité de ressentir. La sensibilité qui apparaît comme un défaut au début du film finit par être la lunette à travers laquelle le major regarde le monde et l’aspect robotisé et binaire du mode de pensée de SpaceCom.

Le film est une mise en abyme du voyage. Le véritable changement n’est pas la distance parcourue mais la mentalité du personnage incarné par Brad Pitt à l’écran. D’où la mention de l’affiche : « LES REPONSES QUE NOUS CHERCHONS N’ONT JAMAIS ETE AUSSI PROCHES ».

Rédigé par Enzo Boukais

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